Les 14 problématiques les plus fréquentes chez les enfants qui peuvent se traiter par l’hypnose, la réalité virtuelle, l’EMDR ou l’EFT.

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Les enfants sont des sujets extraordinaires en consultation en hypnose car leur imaginaire n’a pas de limite.

Et c’est en jouant avec cet imaginaire que nous pouvons accompagner les enfants vers le changement.

Nous allons ainsi transformer des peurs, des phobies, des inquiétudes vers quelque chose de plus positif, en allant aussi chercher des ressources cachées pour aller vers un changement.

L’hypnose est un accompagnement et une sorte de pédagogie que l’on va transmettre.

On apprend aux personnes à changer dans la durée.

Cet accompagnement peut être complémentaire ou non à d’autres thérapies.

Il est également important dans certain cas comme des problèmes de douleurs ou de troubles alimentaires par exemple, de consulter un médecin au préalable afin que celui-ci établisse un diagnostic médical.

Le praticien en hypnose doit constamment s’adapter à la personne qu’il a en face de lui.

C’est pourquoi aucune séance n’est identique.

En hypnose, on utilise d’autres outils suivant les besoins, tel que :

La PNL (Programmation Neuro Linguistique).

  • L’EFT (Technique de libération émotionnelle).
  • L’EMDR qui est une technique qui utilise les mouvements oculaires.
  • La magie, qui est très intéressante notamment avec les enfants car c’est un marqueur émotionnel fort.
  • La réalité virtuelle : cette méthode permet de « faire croire au cerveau » et est très efficace et de plus en plus utilisée pour différentes problématiques. Cette technique permet par exemple pour une phobie, d’exposer l’enfant de façon progressive à l’élément déclencheur de sa peur afin de changer son comportement.

Dans la plupart des cas, l’accompagnement en hypnose est assez rapide.

Il faut souvent entre une et dix séances pour obtenir le changement désiré.

On peut faire de l’hypnose avec les enfants à partir de 7 ans environ.

Nous allons évoquer les cas les plus fréquents pour lesquels les parents amènent leurs enfant en hypnose d’accompagnement.

1. Je fais pipi au lit (l’énurésie nocturne)

Combien de parents ont connu la corvée de changer les draps de leurs enfants en pleine nuit ?

On ne s’occupera pas des problèmes d’énurésie avant l’age de 6 ans. Avant cet age, on considère l’énurésie comme une variante du développement normal de l’enfant.

Il est important d’avoir au préalable un diagnostic médical afin de vérifier plusieurs choses. L’absence d’énurésie diurne, qui pourrait par exemple indiquer une affection physique.

L’absence de toute cause physique connue à l’énurésie, comme des infections des voies urinaires, des constipations chroniques, etc.

Il est primordial dans le cadre d’une consultation avec un praticien en hypnose que l’enfant sache que le praticien croit qu’il peut accompagner l’enfant pour qu’il s’aide lui-même.

Le praticien doit aussi dire à l’enfant que celui-ci est ennuyé par son problème de pipi au lit.

C’est l’enfant qui doit raconter l’histoire de son problème et le praticien en hypnose doit s’adapter au rythme de l’enfant sans vouloir aller trop vite.

Les méthodes comme l’hypnose, et la magie sont très efficaces.

L’hypnose conversationnelle quant à elle, permet par exemple de faire passer un message de « sécheresse » à l’inconscient.

2. Je suis souvent en colère

La colère fait partie des émotions et elle est naturelle.

Elle est fréquente chez les adultes mais moins visible que chez les enfants car nous avons appris à la canaliser ou la retenir.

Il y a malgré tout certain tempérament qui la laisse s’exprimer sans retenu.

Les enfants quant à eux, n’ont pas encore appris à retenir cette colère.

La colère provient le plus souvent d’une frustration, d’une contrariété, ou d’un mal être quelconque.

L’objectif du praticien en hypnose sera d’essayer de trouver ce qui provoque cette colère plutôt que d’essayer de l’étouffer.

En effet on on ne va pas essayer d’apporter de la joie pour atténuer cette colère. C’est à l’inverse, en atténuant cette colère que l’enfant pourra retrouver de la joie.

L’hypnose est un bon moyen pour gérer cette colère en jouant avec les sous-modalités et les métaphores.

Avec l’EFT et l’EMDR, on pourra travailler sur les contrariétés ou le mal ëtre éventuel.

3. Mes parents se séparent

Il est tout à fait normal qu’un enfant pleure à l’annonce de la séparation de ses parents.

Si cette situation dure il est nécessaire de commencer un travail d’accompagnement.

Dans la plupart des cas de séparations, les parents font de leur mieux pour leurs enfants.

On peut travailler en hypnose sur le fait, par exemple, que la présence physique n’est pas ce qu’il y a de plus important.

Notre inconscient ne sachant pas la différences entre la réalité et l’imagination, il suffit que les êtres absents soient présents à notre esprit.

L’enfant peut aussi avoir peur de changer de maison, de sortir des ses habitudes ou d’école.

L’EFT et l’EMDR sont bien adaptées pour cette problématique.

4. Je suis victime de Bullying (harcèlement) à l’école

Il est assez difficile de savoir où commence le harcèlement.

Il se produit le plus souvent, pour les enfants, dans le cadre scolaire. Il est devenu de plus en plus important ces dernières années.

Le Bullying peut prendre plusieurs formes, physiques (agressions) ou verbales (insultes, menaces, surnoms, etc.).

La réalité virtuelle dans le cadre du Bullying est est assez efficace, associée ou non à des séances d’hypnose.

Cet outil immersive avec la réalité virtuelle permet de mettre la victime dans l’environnement menaçant en ajustant les variables.

La réalité virtuelle sera ainsi très utile pour l’évaluation et pour l’intervention de la victime.

5. Je suis hypersensible et très émotif

L’hypersensibilité n’est pas rare chez les enfants. Elle peut être un stade du développement de la personnalité de l’enfant puis disparaître.

En revanche cela peut être problématique lorsque cette hypersensibilité s’installe dans la durée.

Il est intéressant en hypnose, par exemple, de suggérer à l’enfant une force intérieure qu’il va extérioriser et le protéger des potentiels dangers extérieurs.

On peut aussi lui suggérer de se fabriquer une bulle de protection, de sécurité, ou bien une muraille de protection.

L’hypnose est bien adaptée pour cette problématique en jouant sur les métaphores et les sous-modalités.

6. J’ai peur dans le noir, ou des orages

La peur de l’obscurité ou des orages est une phobie que l’on rencontre assez souvent chez les enfants.

Dans ce cas, la réalité virtuelle fonctionne très bien.

On va plonger l’enfant dans l’environnement phobique de façon progressive et sous forme de jeu.

Un petit robot flottant dans l’air va s’adresser à l’enfant et lui proposer de se téléporter dans d’autres pièces de la maison.

On pourra ainsi progressivement diminuer la lumière ou augmenter l’orage dans l’environnement virtuel.

Comme dans un jeu vidéo, avec la réalité virtuelle, l’enfant va gagner des points suivant le niveau de difficulté.

Cette méthode de réalité virtuelle pour traiter les phobies est aujourd’hui une des méthodes les plus efficaces contres les phobies de l’obscurité.

Quelques exercices d’EFT ou d’EMDR peuvent venir compléter l’accompagnement.

7. J’ai des troubles alimentaires

Les troubles alimentaires sont devenus ces dernières années un véritable fléau pour les enfants.

Les publicités pour las aliments hyper transformés, trop gras ou trop sucrés n’échappent pas aux enfants et sont présentes partout.

Les troubles alimentaires cachent souvent une anxiété où la nourriture joue un rôle compensatoire.

C’est ce qui explique la plupart du temps, ce qu’on appelle l’effet yo-yo des différents régimes ou diètes alimentaires.

En effet tant que la partie émotionnelle n’est pas traitée, le trouble alimentaire refait surface dans la plupart des cas.

Pour cette problématiques on peut utiliser plusieurs méthode suivant les cas. Les méthodes comme l’hypnose sont très efficaces, mais aussi l’EFT avec des exercices que l’enfant peut aussi faire à la maison. L’EMDR sera utile si on veut travailler sur l’image de soi.

Avec la réalité virtuelle on va pouvoir travailler sur la simulation de repas équilibrés. On va pouvoir ainsi diminuer progressivement le nombre de calories de la nourriture et ainsi à créer de nouvelles bonnes habitudes.

8. Je suis hyperactif

La tendance actuelle est de classer tous les enfants qui débordent d’énergie comme hyperactifs.

La frontière entre les deux est parfois difficile à déterminer.

La différence entre un enfant défini comme « hyperactif » et un enfant « non hyperactif », est en autre, la difficulté à fixer son attention.

La fatigue et les troubles d’apprentissage peuvent aussi être des signes de l’hyperactivité.

Ils sont en général assez mal acceptés par leurs camarades ou par les éducateurs car ces derniers considèrent que ces enfants ont un « mauvais caractère ».

La réalité virtuelle est une approche intéressante pour des exercices de focalisation de l’attention et des exercices de respiration ou de Mindfulness sont bénéfiques.

En hypnose, on peut travailler sur l’anxiété ou sur les émotions qui engendrent ces comportements.

9. J’ai peur des examens

L’anxiété liée aux tests ou examens a été définie comme des réactions émotionnelles, physiologiques et comportementales.

Ces réactions se produisent autour des conséquences potentielles d’évaluations négatives futures.

Ces processus cognitifs d’attention interfèrent avec les performances dans les situations académiques ou les examens.

Ce problème peut se manifester dès l’age de 7 ans.

La désensibilisation par l’exposition via la réalité virtuelle se révèle très efficace pour réduire l’anxiété liée aux examens.

L’hypnose, l’EFT ou l’EMDR vont nous permettre également de compléter le travail lié à l’anxiété et aux émotions.

10. J’ai des TOC liés à l’hygiène

Les TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) sont un trouble anxieux dans lequel l’enfant a des pensées, des idées ou des sensations récurrentes et indésirables. Elles conduisent à un comportement ritualisé ou à des pensées répétitives.

Ces comportements tel que le lavage des mains ou le nettoyage des surfaces, peuvent interférer de manières significative avec les activités quotidiennes et les relations sociales.

Pour un diagnostic différentiel du TOC, il faut que les compulsions et/ou les obsessions occupent plus d’une heure par jour. Il faut également qu’elles provoquent du stress chez l’enfant et nuisent aux relations sociales.

La réalité virtuelle pour les TOC est un bon outil alternatif qui permet une désensibilisation par l’exposition.

D’autres approches comme l’EMDR, l’EFT, l’hypnose, les, les thérapies cognitivo-comportementales peuvent être également une alternative ou un complément aux traitements médicamenteux.

11. J’ai peur des piqûres et du sang

On estime que la phobie du sang touche environ 10 % de la population.

Il est important de prendre en compte cette phobie dès l’enfance.

En effet si ce n’est pas le cas, une fois adulte la personne pourra éviter toute intervention chirurgicale ou toute prise de sang dont elle aurait besoin pour se maintenir en bonne santé.

A la différence des autres phobies, la phobie du sang est caractérisée par une réaction d’anxiété biphasique.

Dans les premières secondes d’exposition au stimulus redouté, il y a une forte activation physiologique comme de la tachycardie, des palpitations, de la transpiration, etc. Puis dans un second temps une diminution rapide de celui-ci avec une chute de la pression sanguine, le rythme cardiaque qui peut être de 35 battements/mn, etc.

Cela peut entraîner des vertiges, une pâleur, des nausées et même des évanouissements.

Au cours des dernières années, la réalité virtuelle a montrée une grande efficacité contre les phobies du sang et des aiguilles ?.

Cette technique permet d’exposer progressivement l’enfant afin de le désensibilisé de sa phobie.

12. J’ai des douleurs

La douleur, bien qu’étant une sensation désagréable, est un système d’alarme vital de l’organisme. Elle permet à l’enfant de reconnaître un stimulus nocif pour les tissus du corps.

La douleur aiguë, en raison de sa courte durée, prend fin une fois que la cause est résolue.

Cependant, la douleur chronique perd sa fonction d’alarme pour devenir un obstacle à la qualité de vie.

Cette douleur qui est résistante aux traitements standards, peut être causée par diverses conditions.

Il va ne soit que pour toute douleur chronique ou aiguë, un diagnostic médical doit être posé.

Lorsque l’on déplace l’attention d’un stimulus nocif vers un stimulus plus agréable, il y a une réduction de la perception de l’expérience de la fouleur. C’est pourquoi l’hypnose, l’auto hypnose et la réalité virtuelle vont nous aider à déplacer cette attention vers autre chose et ainsi diminuer les douleurs chroniques.

Melzack et Wall ont proposé la théorie du contrôle des portes. Elle met l’accent sur la relation entre les systèmes nerveux central et périphérique selon lequel, seuls certains stimuli douloureux passent au cerveau.

Selon cette théorie, diverses activités du système nerveux central, en particulier, l’attention, l’émottions et les souvenirs liés à des expériences antérieures,  jouent un rôle fondamental dans la perception sensorielle.

Des preuves empiriques indiquent que l’utilisation de la réalité virtuelle ou de l’hypnose, permet de distraire les sensations douloureuses et anxieuses de manière efficace.

Les techniques comme l’EFT ou l‘EMDR fonctionnent aussi très bien pour le traitement de la douleur.

13. Je n’arrive pas à dormir

Voilà une situation que tout parent a rencontré à un moment ou un autre.

Ces situations deviennent pour les parents vite épuisantes surtout après une journée déjà bien remplie.

Ces inquiétudes nées de peurs diverses qu’éprouvent les enfants au moment de s’endormir sont souvent bien réelles.

Il est important que vous dédramatisiez le fait que votre enfant ne s’endort pas immédiatement.

Ce n’est pas une catastrophe si le sommeil ne vient pas tout de suite, cela peut attendre un peu.

Vous pouvez aussi avant de lire une histoire le soir à votre enfant, instaurer un rituel. Celui-ci sera associé à un moment de calme.

Vous pouvez par exemple demander à l’enfant de fermer les poings et les yeux simultanément 3 fois de suite.

Puis de compter de 5 à 1.

Et enfin, de respirer 3 ou 4 fois profondément.

Ce rituel va s’installer dans le temps et jouer une rôle hypnotique pour l’enfant.

Des exercices d’hypnose peuvent énormément aider l’enfant à s’endormir.

On peut aussi apprendre à l’enfant à pratiquer l’auto hypnose afin qu’il utilise ce rituel lorsqu’il ne trouve pas le sommeil.

La suggestion d’en lieu de sécurité réel ou imaginaire suggéré sous hypnose fonctionne également très bien, et agit comme un ancrage.

La réalité virtuelle quant à elle nous permet de faire des exercices de Mindfulness spécialement adaptés aux enfants, ainsi que des exercices de respiration.

14. Je n’ai pas confiance en moi

Qui n‘a pas eu un jour cette sensation de ne pas avoir confiance en soi ?

La confiance en soi est un sentiment intime qu’une personne a de sa valeur et de sa capacité à être aimée par les autres.

Ce sentiment se construit chez l’enfant au sein de sa famille puis avec les autres.

Ce n’est pas quelque chose d’inné.

Ce manque de confiance nous empêche tout au long de notre vie d’oser faire ce qu’on aimerait.

Il n’est pas simple de redonner ou d’apporter de la confiance à des enfants.

C’est un processus lent mais qui porte ses fruits grâce à l’hypnose.

D’autres outils comme l’EMDR ou l’EFT fonctionnent très bien et peuvent être associés à des séances d’hypnose.

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